Caro Diario est un film en trois chapitres. Le deuxième s'appelle « Isole ». Nanni Moretti y navigue d'une île éolienne à l'autre avec son ami Gerardo, en quête du silence absolu qui lui permettrait d'écrire. Chaque île est plus peuplée, plus bruyante, plus décevante que la précédente — jusqu'à Alicudi.
L'île ultime
À Alicudi, en 1993, pas d'eau courante, peu d'électricité, aucune voiture. Moretti y voit enfin le paradis. Gerardo, lui, n'en peut plus : il s'enfuit dès que possible pour retrouver la civilisation et ses feuilletons télévisés. Scène devenue mythique : Moretti contemplant le silence de l'île, seul, heureux.

« On y arrive comme on débarque sur une autre planète. Sauf que celle-ci existe. »
Prix de la mise en scène, Cannes 1994
Le film vaudra à Moretti le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1994. Depuis, Caro Diario reste la première image qu'Alicudi projette dans l'imaginaire collectif italien — un manifeste discret de la lenteur avant l'heure.
Retrouver la maison du film
Des passionnés ont identifié la petite maison blanche où Moretti a posé sa caméra. Elle est encore là, à quelques centaines de mètres seulement de La Casa della Roccia. Si vous êtes cinéphile, la balade prend dix minutes.
— Sources
